Le service minimum à l'école mal accueilli par la FCPE

Publié le par titof

La fédération de parents d'élèves dénonce «des dysfonctionnements» dans la mise en oeuvre du dispositif, que Xavier Darcos veut généraliser dans les deux mois.
Le service minimum d'accueil voulu par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a connu quelques couacs, jeudi, lors de la journée de grève des enseignants. Organisé par les mairies, il a été expérimenté dans près de 2000 communes, pour la plupart de droite.
La FCPE, principale fédération des parents d'èléve du public
, relève «un certain nombre de dysfonctionnements dans la mise en œuvre», citant par exemple le cas de communes qui «ont assuré un service payant pour les familles (le coût pour les municipalités étant supérieur à la subvention allouée par l’Etat)».

 

 

 

 

Sélection des enfants
«D’autres, arguant le manque de places dans les centres de loisirs ou le manque d’animateurs, ont sélectionné les enfants accueillis», ajoute l'organisation.
La fédération a constaté dans certains cas que «la restauration n’était pas toujours assurée et que les parents ont dû fournir - à la dernière minute - le repas à leurs enfants» ou encore que «parfois, le centre d’accueil était fermé entre midi et 14 heures».

Personnels non habilités
«Certains enfants ont été confiés à des personnels municipaux ou associatifs non habilités pour garder des enfants et cela au mépris de la législation», déclare encore la fédération.
«La FCPE constate que la mise en place du service minimum dans les écoles ne s’est pas traduite par un engouement ni des mairies ni des parents d’élèves», ajoute-t-elle. En outre, «le nombre d’enfants accueillis est ridiculement faible au regard de la population concernée».

La FCPE demande donc au ministre de renoncer au dispositif. Selon elle, «cette mesure complique davantage la vie des parents au lieu de la simplifier».
Le ministre prêt à passer par la loi
Xavier Darcos a d'ores et déjà répondu par la négative à cette demande, en annoncant, jeudi, qu'il allait chercher un «accord» avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, en prévenant que sans accord «dans les deux mois», il passerait «par la loi».

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