Polémique sur la SocGen

Publié le par titof

Tandis qu'enflait la controverse politique sur cette déroute, historique pour la finance mondiale.  Le ministre du Budget Eric Woerth a déclaré qu'il croyait à la thèse présentée par la banque, qui présente son employé comme le seul responsable. Il a implicitement soutenu le P-DG de la banque, Daniel Bouton.

L'opposition socialiste dit au contraire ne pas croire au scénario présenté par la deuxième banque française et Pierre Moscovici estime que sa direction doit assumer la responsabilité de la catastrophe.

Jérôme Kerviel, 31 ans, qui s'était présenté spontanément à une convocation de la brigade financière samedi, consent à répondre aux questions des policiers, a dit le parquet.

"Pour l'instant, il a accepté de s'expliquer sur les faits qui ont été dénoncés par la plainte de la Société générale, il s'explique (...) de manière très intéressante. Ça progresse bien et dans de bonnes conditions", a déclaré aux journalistes Jean-Michel Aldebert, chef de la section financière du parquet.

Lundi matin, deux options judiciaires se présenteront, sa remise en liberté si aucune charge n'est retenue ou, plus vraisemblablement, sa présentation à un juge d'instruction. Il pourrait être mis en examen, mesure qui peut être assortie d'un placement en détention ou sous contrôle judiciaire.

Les policiers ont saisi des documents et des ordinateurs vendredi à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine) et au siège de la Société générale, à La Défense.

Le parquet de Paris travaille sur la base de deux plaintes : l'une contre "X" déposée par un petit porteur de la banque, l'autre émanant de la direction de la Société générale et visant nommément Jérôme Kerviel.

La première plainte concerne les faits d'"abus de confiance, escroquerie, faux, usage de faux". La seconde a été déposée pour "faux en écritures de banque, usage de faux en écritures de banque" et intrusion informatique.

WOERTH CROIT LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

Dans une note explicative envoyée à la presse dimanche, la Société générale indique que c'est une mise astronomique, de l'ordre de 50 milliards d'euros - soit davantage que le PIB du Maroc - sur des produits liés à des indices boursiers qui a provoqué la perte historique dans l'histoire financière.

La banque accable son trader en expliquant qu'il a dissimulé ses actions par des opérations fictives, usurpé des codes d'accès informatiques pour annuler certaines opérations, falsifié des documents et déjoué les contrôles par des manoeuvres.

La Société générale, en pleine garde à vue de l'employé mis à pied, assure qu'il avait reconnu devant sa hiérarchie des "irrégularités".

Le député socialiste Pierre Moscovici a déclaré dimanche qu'il ne croyait pas en la thèse de la banque et a demandé que les protagonistes s'expliquent devant les députés.

"J'avoue ne pas tout à fait croire à la thèse de l'homme isolé, du génie méconnu qui aurait fraudé tout le monde", a-t-il sur Radio J. La responsabilité de Daniel Bouton, P-DG de la Société générale, "est engagée", dit-il.

"Dans aucun autre pays au monde, on pourrait imaginer le président d'une banque qui connaît ce genre de problème gigantesque, (...) se contenter de dire 'je donne six mois de mon salaire'", a-t-il dit.

Le ministre du Budget Eric Woerth a déclaré croire, au contraire, la version présentée par la banque.

"Je pense que la Société générale a dû faire le tour du sujet et met en cause un de ses employés à juste titre (...). Visiblement, ce trader, il est au coeur du système de fraude qu'a subi la Société générale", a-t-il dit sur France 5.

Un rapport a été demandé par François Fillon à la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Les autorités de l'Etat n'ont été prévenues de la perte, qui aurait été découverte le week-end dernier, que mercredi. Des auditions à l'Assemblée pourraient intervenir dès cette semaine.

Le président Sarkozy, en voyage en Inde samedi, a dénoncé le fonctionnement des marchés financiers. Son conseiller Henri Guaino a parlé dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI de corriger les règles du système financier, selon lui devenu "fou".

D’après Reuters      

 

Mais qui favorise, par sa politique en faveur du capital, ce qui arrive aujourd’hui à la SocGen, Sarkozy bien sûr, et après il va nous dire que les marchés financiers ne fonctionnent pas correctement…Donc il avoue à demi mot que sa politique, n’est pas la bonne pour la France. Amusant non

A bon entendeur…

Christophe

Publié dans Actualités

Commenter cet article