Royal dénonce les "dissensions" affichées par ses pairs socialistes au Congrès de Versailles

Publié le par titof

CAMBRIDGE, Massachusetts - En déplacement aux Etats-Unis dans la prestigieuse université d'Harvard (Massachusetts), Ségolène Royal a dénoncé lundi "les dissensions" des membres du Parti socialiste sur la question européenne mises au grand jour lors du Congrès de Versailles.

Devant un parterre d'étudiants français et américains, la présidente de la région Poitou-Charentes a déploré l'indiscipline de ses pairs socialistes qui se sont illustrés lundi lors du vote sur la modification constitutionnelle préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne.

Interrogée sur la question européenne par une trentaine d'étudiants tirés au sort, Ségolène Royal a dénoncé l'affrontement que se sont livrés les socialistes sans même prendre selon elle le temps de la concertation.

"L'actualité donne en ce moment un spectacle assez spécial en France puisqu'il y a le Congrès", a-t-elle déclaré en introduction. "Au sein du Parti socialiste, il y a eu beaucoup de désaccords, de dissensions sur la question de la Constitution, sur la question de l'Europe", a-t-elle aussi rappelé.

"Aujourd'hui, c'est assez douloureux pour les socialistes d'assister de nouveau à ces tensions alors qu'il y a tellement à faire", a souligné Mme Royal, citant notamment la question du pouvoir d'achat.

"Il va falloir lors des prochaines échéances statutaires du parti trancher une bonne fois pour toute la question de l'Europe. Moi, je défendrai l'idée de l'Europe. Je suis très Européenne, mais pas pour n'importe quelle Europe. Une Europe par la preuve, une Europe qui prend à bras le corps les problèmes politiques posés", a ajouté celle qui a manifesté récemment sa volonté de briguer la tête du PS.

Sur une pointe d'émotion, la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 est revenue à nouveau sur les attaques formulées dans son propre camp et sur les difficultés qu'elle a dû surmonter.

"Les membres d'un parti doivent comprendre (...) que nous défendions tous ensemble des idées majeures, des propositions", a-t-elle dit. "Moi-même, j'ai énormément souffert d'un manque de discipline et d'unité du parti alors que j'avais été désignée par 60% dès le premier tour" de la primaire socialiste en novembre 2006.

Ségolène Royal devrait mettre cette semaine aux Etats-Unis à profit pour s'exprimer sur de nombreuses questions de politique étrangère et d'autres plus économiques, entourée par des professeurs d'Harvard. AP

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