Paris: Delanoë menace les Verts

Publié le par titof

PARIS - Le maire de Paris Bertrand Delanoë a menacé mardi le chef de file des Verts Denis Baupin de ne pas le reprendre comme adjoint après les municipales s'il continue à le critiquer.

"Je ne souhaite pas diriger Paris sans les Verts. Je leur dis simplement qu'on ne fait pas une campagne de premier tour qui amène à se contredire entre les deux tours", a déclaré le maire sortant socialiste lors d'un déplacement en tramway entre la porte d'Ivry et la porte d'Orléans.

"Je ne comprends pas pourquoi mon ami et adjoint Denis Baupin ne critique que moi. Il ne critique jamais la droite. Comment peut-il me critiquer toute la journée et envisager (...) d'être mon adjoint après le 9 mars?", s'est demandé M. Delanoë.

"Ils ont choisi de me prendre comme cible prioritaire avant le premier tour pour des raisons de tactique électorale. Je voudrais leur rappeler qu'il y a une droite à Paris. Ils pourraient aussi s'occuper un peu de la droite", a encore lancé le maire de Paris...

Bertrand Delanoë a accusé son adjoint aux transports de ne pas avoir reconnu qu'il s'était trompé sur l'aménagement des boulevards Saint-Marcel et de Port-Royal, un des points noirs de son bilan. "Il y a des personnes qui pensent qu'elles ne se trompent jamais", a-t-il lâché. "Moi, quand je me trompe, je le dis. Et quand ce sont mes adjoints qui se trompent, je leur dis".

En difficulté dans les sondages à 19 jours du premier tour, le candidat des Verts concentre depuis quelques semaines ses attaques contre Bertrand Delanoë. Il a ainsi jugé lundi "dommageable pour la démocratie" le refus du maire de débattre jeudi sur RTL avec la candidate UMP Françoise de Panafieu et lui-même. Le candidat des Verts soupçonne le maire de privilégier une alliance avec les centristes du MoDem pour le deuxième tour.

Lors de son déplacement en tramway, Bertrand Delanoë a rappelé ses conditions pour une alliance avec la candidate du MoDem Marielle de Sarnez. "Je suis prêt à rassembler large et surtout dans la clarté", a-t-il dit, demandant au MoDem de "dire avant le premier tour s'il choisit le progrès ou la conservation". "On ne peut pas dire que la gauche et la droite, c'est pareil", a-t-il lâché. "Moi, je n'ai pas été élu sur les listes RPR en 2001. Mme de Sarnez, si".

Il a exprimé sa disponibilité pour une alliance avec le MoDem si ce dernier "est capable de s'engager avant le premier tour sur un choix exprimé loyalement devant les électeurs, sur des projets très clairs et pour la durée". AP

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