Christine Ockrent, ministre de l'audiovisuel extérieur

Publié le par titof

La décision devrait être annoncée rapidement par l’Elysée: Christine Ockrent va devenir directrice générale de France Monde, la nouvelle société de l’audiovisuel extérieur que présidera Alain de Pouzilhac, actuellement patron de France 24.

La rumeur courait depuis déjà deux jours mais avait tout l’air d’une bonne blague: la femme du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner bombardée à la tête de l’audiovisuel extérieur? A d’autres… Et pourtant, selon nos informations, Christine Ockrent a informé mercredi Patrice Duhamel, directeur des antennes de France Télévisions de son prochain départ de France 3 où elle animait l’émission politique Duel sur la Trois.

C’est une fois de plus l’affaire des «journalistes femme de» qui ressurgit: après Béatrice Schönberg, épouse Borloo, qui s’était éclipsée du 20 heures de France 2 pendant la campagne présidentielle, après Marie Drucker, compagne de François Baroin et présentatrice du Soir 3 (France 3) qui avait fait de même, voilà le cas Ockrent. Ou plutôt revoilà, puisque l’entrée de son mari au gouvernement alors qu’elle se voyait confier une nouvelle émission politique sur France 3 avait déjà fait polémique à la rentrée dernière. Mais là, on franchit un palier supplémentaire: l’information de France Monde aux mains de l’épouse du chef de la diplomatie française, voilà qui peut faire tousser.

Interrogée sur cette éventualité mardi soir par i-télé, la ministre de la Culture Christine Albanel n’y trouvait rien à redire: «On n’est pas la compagne de, l’épouse de, on est quelqu’un, une femme, une personnalité». Et, ajoutait-elle, «Christine Ockrent est une très grande professionnelle. Qu’elle mette tous ses talents, elle qui a une vraie expérience, une reconnaissance internationale, dans un groupe audiovisuel public qui va justement se reconstruire avec ses différentes entités, je pense que ce sera plutôt une grande chance».

Comme le fait remarquer @SI Suisse, Belgique et Québec sont tous partenaires de TV5 (et financeurs à hauteur de 16 % en tout). Ces pays craignent que la chaîne ne devienne « la voix de la France ». La Belgique et la Télévision suisse romande (TSR) sont allées jusqu'à menacer de se retirer purement et simplement de la chaîne.

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