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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc
Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.
Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.
Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.
Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.
Merci à Pancho
"On s'évade peu à peu du socle républicain"
Que pensez-vous de la proposition de Christine Albanel, qui suggère que l'AFP diffuse les communiqués des principaux syndicats et partis politiques ?
- L'Agence France Presse n'est pas une machine à diffuser des communiqués. Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. On peut vendre des capotes labélisée AFP tant qu'on y est !
Le plus invraisemblable, c'est que la Ministre de la Culture Christine Albanel reprend à son compte la lettre de Pierre Louette -dans laquelle le P-DG de l'AFP insiste sur l'indépendance de l'AFP suite au communiqué de Nicolas Sarkozy concernant la condamnation de Ségolène Royal- mais en demandant à ce qu'on diffuse des communiqués de presse. C'est une attitude hors de toute intelligence élémentaire, de toute rationalité.
Comme le gouvernement n'arrive pas à suivre toutes les déclarations du président de la République, les ministres multiplient les propositions les plus hasardeuses les unes que les autres.
S'ils veulent créer un réseau pour diffuser leurs communiqués, qu'ils le fassent, mais pas sur le fil AFP.
S'agit-il, selon vous, d'une nouvelle tentative d'intimidation du président de la République et de son gouvernement à l'égard de la presse ?
- L'article 2 de la loi votée en 1957
garantit l'indépendance de l'AFP, qui ne doit, en aucune circonstance, "passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou
économique". Ce statut voté par le Parlement en 1957 n'est pas sous le contrôle du président. Sarkozy peut dire ce qu'il veut, c'est le Parlement qui décide. Cette tentative du président de la
République est donc illégale et illégitime.
Nicolas Sarkozy souhaite que plus rien ne passe par le Parlement, à part lui. On s'en rend compte une nouvelle fois. Il veut que la presse soit à ses ordres, et aimerait qu'il en soit de même
avec l'AFP qui est à la source de 98% des informations qui circulent en France. Une chose est sûre, avec Sarkozy, on s'évade peu à peu du socle républicain.
On s'attendait évidemment à une offensive de Sarkozy, car il ne s'agit ni plus ni moins qu'une nouvelle tentative de contrôle de la presse. Mais cette fois, sa façon de réagir a été assez
étrange : un communiqué un peu ringard sur la manière dont on a traité la condamnation de Ségolène Royal.
Le plus choquant c'est que cette tentative d'intimidation arrive au moment même où notre P-DG négocie avec l'Etat, du renouvellement du Contrat d'objectifs et de moyens qui assure la pérennité et le développement de l'AFP.
Comment les journalistes de l'AFP ont-ils réagi à cette proposition ? Peut-on s'attendre à une forte mobilisation dans les prochains jours ?
- Nous allons mener une lutte radicale, quitte à rappeler au
gouvernement les idéaux gaullistes en termes d'indépendance de la presse. Quand l'AFP a été créée, il s'agissait de couper le cordon ombilical entre la presse et l'Etat. Et le statut de 1957
est là pour le garantir.
Il est donc hors de question que l'on discute avec le lobbyiste de Neuilly [Frédéric Lefèbvre, ndlr]. On se mobilisera, ça ne devrait pas être trop difficile.
Dans les prochains jours, nous allons contacter les autres syndicats de journalistes de l'AFP pour leur proposer l'organisation d'une assemblée générale. Nous leur ferons part de nos propositions comme celle d'arrêter notre activité sur le "fil France" tant que les manœuvres du président de la République continueront.
Il y a une levée de bouclier unanime dans l'ensemble du personnel de l'agence et dans toutes les catégories : chez les journalistes bien sûr, mais aussi chez les techniciens, les ouvriers ou le personnel administratif.
L'histoire de l'AFP montre que les plus grandes mobilisations ont eu lieu quand on portait atteinte à notre indépendance. Nous soutenons notre P-DG dans cette affaire, la grande famille de l'AFP est derrière lui. (Avec AP)
Interview de Patrick Filleux (délégué du syndicat national des journalistes de l'AFP) par Mathieu Carbasse
Signer la pétition - Voir les signataires - Nos propositions
Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.
Je soutiens les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.
Avec eux je demande qu’un texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumis aux votes du Parlement
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