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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc
Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.
Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.
Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.
Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.
PARIS (AFP) - Rejet du texte OGM mardi, nouvel incident en commission sur la réforme des institutions mercredi... de nouveaux couacs ont tendu un peu plus des relations déjà difficiles entre les députés UMP et l'Elysée, malgré la récente tentative de reprise en main de Nicolas Sarkozy.
Alors que majorité et gouvernement s'efforçaient mercredi de minimiser le camouflet infligé la veille par la gauche sur le texte OGM, refusant de parler de "crise" pour évoquer un "accident de parcours", une "bavure" ou un "incident regrettable", les députés UMP ont à nouveau exprimé leur mauvaise humeur à propos de la réforme constitutionnelle.
Saisie pour avis -une délibération symbolique-, la commission des Affaires étrangères a en effet rejeté, par 4 voix (3 UMP et une PCF) contre 3, le texte qui doit être examiné la semaine prochaine en séance plénière.
Une façon pour ces députés de la majorité d'exprimer leurs craintes sur une future entrée de la Turquie dans l'Europe avec l'abandon du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'UE, malgré la promesse de l'exécutif d'une solution rapide.
"On continue à se tirer des balles dans la gueule. C'est la loi des séries, c'est effrayant", a réagi le député Benoist Apparu.
Au même moment, sur le même projet de loi, les députés de droite, parfois aidés par la gauche, ont modifié sensiblement, en commission des Lois, le texte gouvernemental: droit d'expression du chef de l'Etat limité au seul Congrès, refus de transférer au président les pouvoirs en matière de défense du Premier ministre, restriction du cumul des mandats pour les ministres...
La semaine dernière, en les recevant à l'Elysée, M. Sarkozy avait pourtant rappelé les députés UMP à l'ordre.
"Le président avait été très clair sur le fait que la majorité devait se mobiliser derrière le gouvernement. Le message n'a pas été entendu", a-t-on lâché mercredi dans l'entourage du chef de l'Etat.
Alors que le patron du groupe UMP, Jean-François Copé, semblait sur la sellette mardi soir, accusé par l'Elysée et Matignon de ne pas suffisamment tenir ses troupes, les députés UMP ont fait bloc derrière lui, l'applaudissant en réunion de groupe et lui réservant une standing ovation dans l'hémicycle.
A les entendre, les députés UMP ont de nombreux griefs contre l'exécutif, en particulier l'Elysée: agenda trop chargé, hyperprésidence, refus de jouer les godillots, défaite aux municipales sans oublier l'ouverture, toujours pas digérée.
"Il y a un embouteillage de mécontentements dû à un embouteillage de textes", estime le villepiniste Jean-Pierre Grand.
Info+
A quoi servent les députés élus de l’opposition ?
Députés et sénateurs réunis mercredi en commission mixte paritaire (CMP) ont définitivement arrêté le projet de loi sur les OGM, a-t-on appris à l'issue de la réunion.
Malgré le vote mardi d'une motion de procédure par les députés, le texte sera celui voté le 16 avril dernier par les sénateurs, comme le souhaitait le gouvernement, a précisé le président UMP de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Patrick Ollier.
"Quatorze parlementaires en CMP n'ont pas le droit de redébattre de l'ensemble d'un texte qui a été longuement débattu au cours de deux lectures, tant à l'assemblée nationale qu'au Sénat", a expliqué M. Ollier. "Nous n'avions pas le droit de remettre en cause ce qui a été décidé et voté conforme par le Sénat."
La gauche a quitté la réunion avant la fin pour "ne pas participer à cette parodie de démocratie", selon le député PS Philippe Martin. "Le rejet du texte par la majorité des parlementaires n'a pas été entendu ici dans une réunion à huis clos, en catimini", a déploré le socialiste, dénonçant "un signal extrêmement négatif" avant le débat sur la réforme des institutions.
Le texte de la CMP passera d'ici la fin du mois devant les deux assemblées pour l'adoption définitive. Aucun amendement ne peut plus être déposé, hormis ceux du gouvernement.
Philippe Martin a précisé que les socialistes saisiront le Conseil constitutionnel.
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