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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc

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L'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes


Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

http://www.espoir-a-gauche.fr/

Vendredi 16 mai 2008

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi un "projet de loi" avant l'été instaurant un "droit à l'accueil des enfants" dans les écoles primaires les jours de grève, au soir d'une forte mobilisation du secteur éducatif, provoquant l'indignation des syndicats pour qui il a "franchi la ligne rouge".

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit dans une déclaration retransmise en direct par les radios et les télévisions, le chef de l'Etat, en expliquant avoir pris cette décision le matin même "avec le Premier ministre".

Jeudi, entre 46,16% (ministère) et 63% (syndicats) des professeurs des écoles et entre 33,55% et 55% des enseignants de collèges et lycées ont débrayé pour protester contre les milliers de suppressions de postes et contre les nouveaux programmes du primaire.

Le projet de loi "prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance" et "que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a précisé M. Sarkozy, en promettant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

Expérimenté pour la deuxième fois jeudi, le service minimum d'accueil (SMA), appliqué par 2.837 communes (sur 22.500 comprenant au moins une école), consiste à rémunérer des agents municipaux pour garder les enfants grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

Au soir de sa première expérimentation, le 24 janvier, Xavier Darcos (Education) avait annoncé qu'il chercherait sur cette question un "accord" avec les syndicats "dans les deux mois", sans quoi il passerait "par la loi". Mais selon ces derniers, aucune discussion n'a été engagée.

La mobilisation de jeudi "manifeste des attentes fortes (et), au lieu de répondre à ce mouvement (...), il parle d'autre chose", a immédiatement protesté Gérard Aschieri (FSU, majoritaire) pour qui "le droit de grève, c'est la ligne rouge à ne pas franchir".

Dénonçant des "mesures autoritaires" qui "frisent la provocation", Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, majoritaire dans le primaire) a regretté auprès de l'AFP "une nouvelle diversion" du chef de l'Etat qui n'a formulé "aucune réponse aux demandes d'ouverture de discussion pour désamorcer le conflit".

"Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution", a estimé Nicolas Sarkozy, lui opposant "le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève".

La veille, en Conseil des ministres, M. Sarkozy avait rendu hommage à M. Darcos sur le SMA. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", a dit le président, selon un membre du gouvernement.

"On va générer des tensions entre les parents et les enseignants", a prédit auprès de l'AFP Faride Hamana (parents d'élèves FCPE), tandis que Luc Bérille (SE-Unsa) a expliqué que toucher à la limitation du droit de grève, c'est "toucher à une question constitutionnellement extrêmement délicate". L'Unsa-Education a dénoncé un "cinglant mépris" du président et le Sgen-CFDT a estimé que celui-ci jouait "la carte de la provocation".

Côté syndicats lycéens, l'UNL a regretté qu'on "jette de l'huile sur le feu", en plein mouvement social, et la Fidl s'est dite "scandalisée".

Info+

Le mot d'ordre de grève a été bien suivi dans l'Education, avec entre 46,16% (ministère) et 63% (SNUipp, syndicat majoritaire) de grévistes dans le primaire pour protester aussi contre le projet de nouveaux programmes.

Dans les collèges et lycées, entre 33,55% (ministère) et 55% (Snes-FSU (majoritaire) des personnels étaient en grève. Unsa-Education a parlé de 60% de participation dans l'ensemble de l'Education.

Par comparaison, lors de la dernière grève dans toute la Fonction publique le 24 janvier, la FSU avait fait état de 54% de grévistes et le ministère de 34% (chiffre qu'il a revu à la baisse deux mois plus tard, à moins de 30%).

La grève a aussi touché le reste de la Fonction publique : elle a été observée par 24,8% des agents de l'Etat (dont la Poste et France Télécom), chiffre similaire à celui de la dernière grève unitaire du 24 janvier (24,7%), et 6% des agents des collectivités territoriales, selon le ministère; Dans les hôpitaux elle a été suivie par un peu plus de 5% des personnels, selon le ministère et la CGT-Santé.

Les manifestations ont réuni en France entre 200.000 personnes selon la police, et 300.000 manifestants selon la FSU. Ils étaient 7.000 à 30.000 à Marseille, 12.000 à 30.000 à Nantes, 7.000 à 15.000 à Grenoble. A Paris, ils étaient 18.000 selon la police, entre 50.000 et 60.000 selon la FSU, dont des milliers de lycéens.

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a estimé "qu'il n'était pas exact de dire que, quand on a 1,2 million de fonctionnaires, qu'on soit quelques milliers de plus ou quelques milliers de moins, on réglait les problèmes, ce n'est pas vrai".

La quasi-totalité des fédérations et syndicats de l'Education, y compris l'enseignement privé sous contrat, et les parents d'élèves FCPE appelaient à manifester contre les 22.900 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 11.200 dans l'Education (8.830 dans le public) prévues en 2008, alors que 35.000 sont déjà annoncées pour 2009.

A leur côté, appelaient aussi les syndicats lycéens UNL et Fidl, des syndicats étudiants et les principaux syndicats de fonctionnaires (sept sur huit dans la Fonction publique d'Etat).

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