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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc
Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
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Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.
Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.
Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.
PARIS (AFP) — Vincent Peillon a appelé lundi les militants du PS à élire Ségolène Royal à la tête du parti "dès le premier tour", prenant "l'engagement du rassemblement et du changement" si tel était le cas.
"Il faut absolument que nous soyons dès le premier tour élus de telle sorte que nous puissions dès le lendemain rassembler" et "donner au parti la possibilité de cesser de faire ricaner la droite", a déclaré M. Peillon sur France 2.
Il a estimé que le congrès de Reims avait été "un échec" et dénoncé ceux qui "depuis des années" se livrent au "jeu obsessionnel des personnes". Il a cité Laurent Fabius, qui s'est "glissé derrière Martine Aubry" ou Henri Emmanuelli, derrière Benoît Hamon.
Ce sont des gens qui "ont comme principale obsession de se contredire, de s'empêcher, prenant en otage d'ailleurs pas seulement le PS qui collectivement n'a pas été à la hauteur ce week-end, mais toute la gauche française", a-t-il dit.
Il a promis, si Mme Royal était élue, de rassembler "tous les socialistes, pas dans un rassemblement mou et obscur mais sincèrement autour de l'exigence du changement et du travail". Il a estimé que des partisans aussi bien de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry ou de Benoît Hamon devaient faire partie de la nouvelle équipe.
"Toute cette génération doit se mettre au travail ensemble", a-t-il jugé. Après le vote, il faudra "un petit peu de temps" et le conseil national aura lieu "la semaine après le vote" au lieu de samedi, a par ailleurs indiqué M. Peillon.
Par ailleurs, le député de l'Essonne Manuel Valls a souligné lundi "la grande surprise" qu'a constitué l'arrivée de Ségolène Royal en tête du vote des militants socialistes alors que le congrès de Reims était "fait pour (l)'écarter". "C'est la grande surprise (...) ce congrès était fait pour écarter Ségolène Royal" et "patatras, personne ne l'avait prévu, les militants la placent en tête", a déclaré M. Valls sur RTL.
"Et bien, il faut jeudi prochain que les militants, les adhérents du parti socialiste viennent voter massivement pour (l)'élire dès le premier tour, pour mettre fin à cette crise de leadership et pour accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin", a-t-il ajouté. Selon M. Valls, Reims "est sans doute un congrès de la dernière chance, il faut un sursaut" et "aujourd'hui, Ségolène Royal "représente cette mutation, cette transformation et ce changement indispensables" au PS.
Interrogé sur le style de l'ex-candidate à la présidentielle et sa rhétorique avec le recours à des termes comme "amour" "pardon" "guérison", il a reconnu qu'elle "change les codes" et qu'à ce titre "elle dérange, elle nous dérange" et même "quelquefois elle a pu me déranger".
Mais, a-t-il ajouté, Ségolène Royal a "compris qu'il faut s'adresser de la même manière aux Français, aux électeurs socialistes et aux militants".
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