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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc
Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.
Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.
Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.
Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.
Cette semaine, une chose incroyable s'est produite. Nicolas Sarkozy a abdiqué. Évidemment, il ne l'a pas avoué. Il a abandonné la promesse centrale de sa campagne électorale de 2007 : la priorité au travail. Cette semaine en effet, Nicolas Sarkozy a enfin annoncé la couleur. Jusqu'ici, la réponse "sociale" à la crise était minime. Le discours de Rethel incluait un modeste traitement social du chômage. Il y a deux jours, le monarque a confirmé la donne : face à la crise, le monarque n'aidera que les employeurs et le capital. Exit le travail et les travailleurs !
Électeurs sarkozystes, avez-vous voté pour cela ?
Gesticulateur
Le Monarque a un talent certain : celui de la répétition des discours. Devant les diplomates, les journalistes, les ouvriers, les maires, il répète à l'envie les mêmes phrases, les mêmes
arguments, appuyés par les mêmes exemples. Les conseillers en charge de ses discours sont-ils déjà au chômage technique ? Un confrère blogueur
l'a surnommé "Gesticulator." Nicolas Sarkozy excelle effectivement à cacher ses contradictions et reniements par une gesticulation médiatique. Depuis des semaines donc, le Monarque répète jusqu'à l'écœurement la même
rengaine: "on est passé à deux doigts de la catastrophe du siècle." Mais de quelle catastrophe parle-t-il ? La vraie casse semble pour plus tard, l'an prochain. Les victimes sont connues
: les pauvres, les salariés, les seniors, les classes moyennes, les fragiles.
Escamoteur
La déconvenue est totale : pour le 6ème mois consécutif, le chômage s'aggrave. Nicolas Sarkozy veut vous/nous faire croire que la "Grande Crise de Septembre" en est l'unique
responsable. Le ralentissement économique français a commencé il y a 6 mois, révélant l'échec total et absolu d'une politique anachronique. Cette semaine, le sous-secrétaire d'État au Chômage
Laurent Wauquiez a été envoyé au charbon, et son patron de président a crié ses slogans à coups d'haussements d'épaules convulsifs. En octobre, le chômage "officiel" a augmenté de 46 000
personnes pour s'élever à plus de 2 millions. Ce chiffre ne compte ni les précaires du temps partiel ni les chômeurs
"techniques." Dans leur communiqué de presse, la
ministre "Marie-Antoinette" Lagarde et son secrétaire Wauquiez n'osent pas avouer le chiffre : 2 004 500 chômeurs "officiels" en France.
Mais ce n'est pas tout :cette semaine, les services de Jean-Louis Borloo ont annoncé que le nombre de mises en chantier de logements en France a reculé de 20,6% entre août et octobre, comparé à la même période un an plus tôt. Le financement par l'État de 30 000 logements, annoncé par Nicolas Sarkozy en septembre, n'a produit aucun effet. Le moral des industriels français a lui touché un nouveau plus bas en novembre, chutant à 80 points, son plus faible niveau depuis septembre 1993. La France compte 1,1 million de Rmistes, deux millions de travailleurs pauvres et sept millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Pour ceux-là , la réduction des indemnités chômage, les franchises médicales, et la réduction des pré-retraites ne sont pas remises en cause alors que la plus grave crise sociale du siècle menace. Un dernier chiffre ? Le chômage des plus de 60 ans a crû de 4,1% sur l’année. Vive le travail des seniors !
Imposteur
Tous les efforts gouvernementaux visent le soutien à l'investissement et aux entreprises. le pouvoir d'achat et la protection des salariés est oubliée. Travail versus capital ? Nicolas Sarkozy a choisi depuis longtemps. La crise fait tomber les masques. Politique de classe ? Le Monarque n'a pas renoncé à deux de ces mesures les plus inéquitables, anachroniques et inefficaces: l'incitation aux heures sup et les allègements fiscaux. Qui va payer ? Voici, à titre de simple illustration, un florilège des mesures votées cette semaine :
Mais Sarkozy ne renconcera pas à la mesure, elle est trop symbolique de sa "rupture." En 2009, il ne s'agira pas de travailler plus pour gagner plus, mais simplement de travailler, même partiellement.
Monarque
Nicolas Sarkozy a peur de s'embêter l'an prochain, quand il ne présidera plus le Conseil Européen. Après avoir pris l'engagement de plus maquiller les photos gouvernementales qu'il publie (avec
ou sans bague à 15 600 euros), le Figaro expliquait
cette semaine ces états d'âme présidentiels. L'homme (ou la femme) de la rue pourrait croire que l'actualité française est suffisamment chargée. Mais la crise sociale et économique que traverse
le pays semble peu préoccuper le monarque. Le Figaro relève ainsi les sujets d'inquiétude et de réflexion du président français ; en résumé, ses ambitions sont simples: va-t-il pouvoir
toujours autant voyager («Je vais pouvoir voyager dans des pays différents») ? Comment garder l'UMP à sa botte («il y a six places à l'UMP en janvier et huit places éligibles
pour les élections européennes, en juin ») ? Comment se montrer autant sur le "terrain" («Le président veut organiser au moins deux déplacements par semaine» ) ? Bref, une
petite crise narcissique en perspective difficile à gérer pour les proches du chef de l'État.
Comble de la monarchie, voici le retour de la grâce présidentielle, cette fois-ci
pour Noël. la grâce servait notamment à désengorger les prisons, au moment de la Fête Nationale le 14 juillet. Sarkozy nous a expliqué l'an passé qu'il ne cèderait pas à la tentation. Finalement,
en bon monarque, il a changé d'avis et se réserve le droit de gracier une poignée de prisonniers méritants pour Noël. Il a demandé une liste de 50 détenus exemplaires à la Garde des Sceaux. Cette
grâce est un double symbole : fini la grâce collective, place à la clémence du Monarque.
Le Monarque est tout de même parfois humilié : une Cour d'appel a imposé à l'éditeur de la poupée vaudou de bien préciser
sur son objet qu'il était effectivement "insultant" pour le chef de l'Etat. Merci la Justice pour ce label marketing supplémentaire !
Quelle alternative ?
L'unique réponse du clan sarkozyste (c'est un clan, en êtes-vous convaincu ?) est l'absence d'alternative. Sarkozy n'a pas d'opposant crédible. L'opposition a cependant une chance à saisir. Elle n'est pas si simple. Les Français craignent désormais davantage pour leur emploi que pour leur pouvoir d'achat. Pourtant, les arguments sont à portée de main : un président qui défend sa "classe"; des efforts inégalement partagés aux détriments des plus pauvres et des classes moyennes.
Martine Aubry
commence très moyennement son rôle d'opposante en chef. Jeudi, elle a réclamé la suppression de "70 milliards d'euros de niches fiscales." Vraiment ? Ses conseillers pourraient-ils lui
dire que ce montant regroupe bien des aides très sociales. Ségolène Royal s'est rangée à la décision contestée de son Parti. Mais elle reste l'une des rares à tacler le monarque très clairement.
Le Modem est lui encore inaudible, faute de représentation politique à la hauteur. Le mouvement écologiste se regroupe dans la perspective des élections européennes. Il pourrait révéler l'imposture "durable" du gouvernement en matière de défense de l'environnement. A l'extrême gauche, on attend avec
impatience la constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste autour d'Olivier Besancenot, toujours très présent.
Un paysage semble se dessiner au tour de trois pôles, un centre-gauche, offensif contre
l'ineptie économique et l'imposture républicaine du Monarque; l'autre, écolo, ruinant la crédibilité présidentielle en matière de développement durable; le troisième très social, dénonçant la
casse sarkozyste qui frappe les plus fragiles.
Le masque est-il tombé ?
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
La source :Sarkofrance
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