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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc

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L'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes


Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

http://www.espoir-a-gauche.fr/

Mercredi 3 décembre 2008

Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF)

S’agissant du respect de la liberté de la presse, gravé dans sa Constitution, la France se doit d’être irréprochable, devrait être irréprochable.

Aucun journaliste ne devrait y être menotté ni fouillé au corps pour avoir exercé son travail.

Il ne suffit donc pas de « comprendre l’émoi » suscité par l’interpellation d’un journaliste, comme l’a si pudiquement dit Nicolas Sarkozy. Il faut être exemplaire.

Comment, sinon, plaider pour la libération du défenseur des droits de l’homme chinois Hu Jia – lauréat du prix Sakharov – quand le directeur d’un quotidien français peut être interpellé au petit matin chez lui ?

Comment exiger des autorités birmanes qu’elles libèrent une dizaine de journalistes emprisonnés quand, ici même, un reporter indépendant peut être placé en garde-à-vue pendant 48 heures ?

Ces situations ne sont bien sûr pas comparables. Mais aux yeux des dirigeants de pays répressifs, c’est le principe qui compte. Et ce qui se passe chez nous, aujourd’hui, donne des arguments aux régimes autoritaires qui musèlent leurs journalistes.

Les Etats démocratiques – la France et l’Union européenne en tête – ne peuvent être convaincants dans leurs discussions avec les pays les plus liberticides que s’ils sont eux-mêmes exempts de tout blâme. Or, ce n’est pas le cas.

L’arrestation musclée de l’ancien directeur de publication de Libération, Vittorio de Filippis, vendredi dernier, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

La France détient, en effet, le record européen du nombre de journalistes mis en examen ou placés en garde-à-vue.

Cette fois, notre confrère de Libération a été interpellé pour une simple affaire de diffamation. Mais, la plupart du temps, c’est pour leur demander de révéler l’identité de leurs sources que les professionnels des médias sont traînés devant les tribunaux. Le secret des sources est insuffisamment garanti chez nous. Et ce n’est pas le projet de loi adopté cette semaine par l’Assemblée nationale qui règlera le problème.

Les dispositions régissant les perquisitions au domicile des journalistes indépendants sont plus protectrices. Sauf que le secret des sources pourra toujours être levé au nom d’un « impératif prépondérant d’intérêt public ».

Traduction : les journalistes qui enquêtent sur des sujets sensibles comme le terrorisme, la criminalité, l’immigration illégale, pourront toujours être mis en examen, et la justice fera tout pour obtenir l’identité de leurs sources. Retour à la case départ.

Quand les journalistes ne sont pas convoqués au commissariat, c'est la police qui se déplace dans les rédactions. Les perquisitions ne sont pas rares. Au cours de ces derniers mois, les forces de l’ordre ont visité les locaux du Canard enchaîné, de l’agence Capa, du journal Auto Plus et de deux quotidiens de Poitiers.

C’est pour toutes ces raisons que la France recule chaque année dans notre classement mondial de la liberté de la presse. 35e en 2008 ! Le « pays des droits de l’homme » fait moins bien que des démocraties plus pauvres, mais plus vertueuses en matière de protection de la liberté d’expression, comme le Mali ou la Namibie. Voilà un « exploit » qui a, pour le moins, de quoi laisser songeur.

Liberation.fr

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