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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc
Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.
Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.
Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.
Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.
La Provence
Ce proche de Royal évoque les divergences au sein du parti
Il fait partie des proches de Ségolène Royal et demeure l'un de ses plus fidèles soutiens. Député et président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco est à la tête d'un "sous-groupe" PS d'une quarantaine de députés à l'Assemblée nationale défendant l'action de l'ex-candidate à la tête du PS. Mis en ordre de marche depuis le début du mois de décembre, le mouvement souhaite faire entendre sa voix dans la bataille des idées après la guerre qui a fait rage au sein du PS. Et peser de tout son poids lors des prochains grands rendez-vous électoraux.
- Vous avez réuni autour de vous des personnalités proches de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale. Quel est votre objectif ?
Nous organisons notre travail pour être utiles au Parti socialiste. Nous ne nous considérons pas comme un courant interne. Et nous ne sommes pas dans l'opposition à Martine Aubry, bien qu'elle n'ait pas fait ce qu'il fallait faire pour oeuvrer au rassemblement. Mais nous souhaitons, partout où on le pourra, faire vivre le parti comme nous souhaiterions qu'il vive.
- Que voulez-vous dire ?
C'est-à-dire avec des adhésions à 20 euros, avec des campagnes d'adhésion, des universités populaires ouvertes à des personnes venues de l'extérieur comme des syndicalistes ou des chefs d'entreprises. Notre projet consiste aussi à faire émerger des projets pour qu'ensemble, on soit capables d'offrir une vraie alternative aux Français.
- Comment avez-vous vécu l'élection de Martine Aubry à la tête du PS et la constitution de son équipe ?
J'ai été très choqué par des méthodes d'un autre âge. Quand on prétend pouvoir rassembler, on ne vous envoie pas un texte sur lequel on n'a pas travaillé. Ce texte était, en plus, d'une qualité très médiocre. On a fait savoir à Martine Aubry les points sur lesquels nous souhaitions une rénovation. Au final, elle n'a rien repris. Au conseil national du lendemain, nous avions présenté quelques amendements très simples. On nous a demandé de voter, globalement et à main levée, ce qui est une aberration, un procédé détestable. Charles Fiterman a dit que ça lui rappelait le PC de l'époque stalinienne. Mais bon, c'est comme ça. On ne veut pas aller vers une guérilla mais être constructifs.
- Le fait de ne pas être à la direction du PS va compliquer votre travail ?
Non. Nous aurions préféré être rassemblés tous ensemble. Le travail
sera facile à faire si nous sommes écoutés et si nous tirons tous dans le même sens.
- Ségolène Royal ou vous-même avez été tentés de quitter le Parti socialiste
?
Non, pas du tout. Depuis longtemps, nous répétons que la vraie force à faire évoluer, c'est le Parti socialiste. Et c'est ce à quoi nous allons encore travailler.
- Vous voulez relancer l'association Désirs d'avenir, qui structure le réseau des sympathisants de Royal, et qui est implanté un peu partout sur le territoire ?
Oui, car c'est un sas, un lieu où se réunissent des gens proches de nos idées mais qui, pour beaucoup, ne souhaitent pas forcément adhérer au Parti socialiste. C'est aussi une manière de retenir des militants qui ont été très choqués par les conditions discutables dans lesquelles le vote s'est déroulé au PS. Nous avons à Désirs d'avenir 10 000 militants qui sont remarquables et qui ont beaucoup de compétences.
- C'est un outil important pour la reconstruction du PS ?
C'est un outil important pour la reconstruction idéologique. Pour le PS, on verra. Il faut d'abord que nous menions ensemble des combats difficiles, sur les élections européennes, sur les régionales ; que nous reconstruisions une belle identité sur la notion de socialistes du XXIe siècle. Savoir quelle Europe on veut. Je suis convaincu que le sens du vote, environ les 50%, montre une aspiration au changement. Et que ce changement se produira petit à petit. En tout cas, il me paraît inarrêtable.
- La route est quand même longue jusqu'à la prochaine échéance
présidentielle ?
La route est longue. Et ce n'est pas que l'objectif de Ségolène Royal, c'est aussi notre objectif commun. Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. Pour le moment, nous avons envie d'être
les meilleurs militants possibles, les meilleurs "proposeurs" d'idées. Et de remporter quelques batailles.
Source : La Provence.com
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