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Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc

Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.


 

L'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes


Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

http://www.espoir-a-gauche.fr/

Faits de société

Jeudi 9 août 2007

La «consonance israélite» réveille le zèle administratif

Pour une carte d’identité, un document religieux est exigé d’une pied-noir en Seine-Saint-Denis.

Elle est encore bouleversée, Brigitte Abitbol. Elle ne comprend pas que pour un banal renouvellement de carte d’identité, le greffier du tribunal d’instance de Montreuil (Seine-Saint-Denis) se soit permis de lui demander, parmi les pièces à fournir, «un acte de [sa] religion». «Parce que vous avez un nom à consonance israélite», a-t-il expliqué. «Ils n’ont pas à demander ce genre de chose ; dans aucun acte administratif on ne doit prouver sa religion», s’indigne-t-elle. Dans l’esprit de cette Française, juive née en 1950 en Algérie, tout se mêle: le décret Crémieux par lequel les juifs d’Algérie se sont vus concéder en 1870 la citoyenneté française ; les lois de Vichy qui les ont déchus de leur nationalité ; de Gaulle qui les a rétablis dans leurs droits; l’indépendance de l’Algérie qui les a contraints au départ ; le rejet anti-pieds-noirs dont ils ont fait l’objet à leur arrivée en France.

Furieuse.  Courant juin, Brigitte Abitbol se présente à la mairie de Montreuil pour faire refaire sa carte d’identité. Là, première surprise désagréable, elle apprend que, comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers, elle est astreinte à une procédure spéciale. Depuis 1994, en effet, l’administration exige d’eux un certificat de nationalité. «Déjà, le fait qu’on me demande de prouver ma nationalité m’avait contrariée mais bon, admettons.» Elle s’enquiert alors auprès du greffier du tribunal d’instance, chargé de délivrer ce certificat, des pièces à produire. Une liste imprimée lui est remise : actes de naissance de son père et de sa mère, acte de mariage de ses parents. Une mention manuscrite a été ajoutée : «acte de mariage religieux». Furieuse, Brigitte Abitbol se présente au tribunal d’instance avec les papiers demandés, sauf «l’acte de religion». Entre elle et la «dame de l’accueil», le ton monte. C’est Brigitte Abitbol qui raconte : «La loi c’est la loi, vous fournissez ce qu’on vous demande», lui aurait rétorqué l’agent. «Vichy, c’est fini. Je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas montré le décret qui dit que je dois fournir un acte de religion», répond Brigitte Abitbol. L’agent appelle la police. «Deux gars baraqués arrivent. L’un me dit : Vous [les juifs, ndlr], vous vous sentez toujours persécutés. Vous n’êtes pas les seuls à souffrir. » Lorsque les policiers voient la liste des documents demandés par le tribunal, dont le fameux «acte de mariage religieux», ils s’adoucissent. Le greffier, qui avait refusé jusque-là de se montrer, est convoqué. Il maintient sa demande pour cause de «nom à consonance israélite». «Je ne le fournirai jamais», répond Brigitte Abitbol. «Vous n’aurez pas votre carte d’identité», lui rétorquent les agents de l’administration.

Ancien commissaire de police et président du Bureau de vigilance contre l’antisémitisme, Sammy Ghozlan entend parler de cette affaire et vole au secours de Brigitte Abitbol. Il saisit François Molins, procureur de la République du tribunal de grande instance de Bobigny. Celui-ci lui répond que «suivant les instructions qui sont données [par] l’Ecole nationale des greffes, spécialiste de la délivrance des certificats de nationalité, le greffe [de Montreuil] demande effectivement aux personnes [nées en Algérie et portant un patronyme à consonance israélite] la production [d’un acte religieux], au même titre que l’ensemble des collègues du département». En vertu de quels textes, les juifs d’Algérie font-ils l’objet d’un traitement spécial ?

La réponse vient du Bureau de la nationalité au ministère de la Justice. Comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers, les rapatriés d’Algérie qui demandant un certificat de nationalité, qu’ils soient juifs ou non, doivent d’abord apporter la preuve que leurs parents étaient Français. S’ils portent un patronyme à consonance gauloise, l’enquête s’arrête là. Si le greffier soupçonne un patronyme d’origine juive, les investigations se poursuivent. Objectif : déterminer si ces personnes ont obtenu la citoyenneté française grâce au décret Crémieux, qui en a fait des Français de plein droit, à l’égal de leurs compatriotes non juifs, ou si elles relevaient d’un statut «de droit local», ce qui en faisait des citoyens français de seconde zone. A l’indépendance de l’Algérie, en 1962, seuls les Français de plein droit ont conservé leur citoyenneté, les autres, devant, pour rester Français, souscrire avant le 21 mars 1967 une déclaration «recognitive» de nationalité française. Passé ce délai, ils ont perdu leur citoyenneté.

Mais, problème, le nouvel Etat algérien ne reconnaissant pas comme siens les déboutés de la nationalité française, notamment les harkis, le parlement français a voté en 1966 une loi stipulant que les personnes non « saisies» par la loi algérienne pourraient conserver leur citoyenneté. Quel intérêt dès lors de traumatiser Brigitte Abitbol pour déterminer de quelle manière ses ancêtres sont devenus Français ? D’autant que, d’après l’historien Patrick Weil, la ­quasi-totalité des 37 000 juifs algériens ont été naturalisés grâce au décret Crémieux.

En réalité, Brigitte Abitbol ne fait pas l’objet d’un harcèlement particulier. Tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers sont victimes de ce zèle administratif. En 1993, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée, l’administration en a profité pour donner un tour de vis. Jusque-là, il suffisait, pour avoir de nouveaux papiers, de produire ceux qui étaient périmés. «On renouvelait la carte d’identité sans vérifier. Notamment les effets des indépendances. Or il s’avère que des gens n’ont pas conservé la nationalité française», explique Gloria Herpin, du Syndicat des greffiers de France. Désormais, pour obtenir une carte d’identité ou le nouveau passeport biométrique, «il faut remonter jusqu’à la source de la nationalité . Ensuite, on ­tire le fil, on regarde s’il n’a pas été coupé d’un coup de ciseaux : indépendance du pays de naissance, mariage avec un conjoint étranger, choix individuel de la personne», précise Gloria Herpin. Certains Français originaires des anciennes colonies se sont vus ainsi brutalement retirer leur nationalité ( Libération du 4 décembre 2006).

Violent.  Dans une chemise cartonnée, Brigitte Abitbol transporte des documents prouvant que ses ancêtres ont bien été Français. Ainsi, des photos de ses deux grands-pères, l’un en uniforme de l’armée française, l’autre ceint de son écharpe de maire de ­Laghouat - une oasis du Sud ­algérien où vivait la famille -, une brochette de décorations, dont la Légion d’honneur, au plastron.

Cette affaire a réveillé chez elle une colère ­ancienne. «Tout est ressorti», reconnaît-elle. L ’échange avec les agents du tribunal a dû être particulièrement violent. ­Affirmant s’être fait «insulter gravement», la «dame de ­l’accueil» a déposé contre elle une main courante au commissariat.

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Samedi 11 août 2007

Quelque 450 personnes ont assisté jeudi à la réunion du collectif opposé au terminal du Verdon

Présidé par Lalou Roucayrol, le collectif Une pointe pour tous, opposé au projet de terminal méthanier, tenait une réunion d'information jeudi soir au Palais des congrès de Soulac. C'est avec la projection d'un film tourné à Fos-sur-Mer que le ton a été donné, résumant l'avis des quelque 450 participants : la cohabitation est impossible entre l'industrie gazière et le tourisme.

Le débat public se déroulera du 17 septembre au 14 décembre, mais ses dates et sa durée suscitent des interrogations. Lalou Roucayrol, Xavier Pintat, sénateur-maire UMP de Soulac, Alain Durand-Lasserve, vice-président du collectif se demandent pourquoi ce débat n'a pas été organisé en été, lorsque la population est la plus importante, et pourquoi il va s'étaler sur deux mois au lieu de six. « Pourquoi cette précipitation ? »

« Pas nécessaire ».
Si la mobilisation populaire est forte, celle des élus de la Communauté de communes de la pointe du Médoc est jugée un peu molle. Nombreux sont ceux qui attendent le rapport de leur visite sur le site gazier de Montoir, dans l'espoir de constituer ce que réclame Xavier Pintat : un « comité de réflexion commun sur le développement du territoire et la mise en place d'un projet alternatif ».

Pour défendre le projet, le port de Bordeaux et 4 GAS mettent en avant l'intérêt national et les besoins énergétiques du pays. « Faux ! répond Xavier Pintat (1).

Il n'est pas nécessaire de multiplier les zones de stockage de gaz. Les besoins français sont actuellement de 50 milliards de mètres cubes. Si l'ensemble des terminaux gaziers projetés en France se réalisent, avec le gaz de Russie et d'Algérie, nous arrivons à 62 milliards de mètres cubes. Est-ce raisonnable ? »

Un tel projet fait aussi planer, selon Xavier Pintat, de sérieuses inquiétudes : un coup porté au développement touristique, des risques de pollution, une chute inévitable des prix de l'immobilier. La question du périmètre de sécurité a d'ailleurs été reprise et developpée par Alain Hécho, de même que les menaces sur la navigation et sur les cinq fermes aquacoles.

Tout cela ne plait pas du tout à Jean-François Régère : « Lorsque j'étais député, j'en ai souvent discuté avec Dominique Bussereau. Non seulement il n'y a aucun enjeu national, mais le contexte du Verdon n'est pas adapté. Est-il envisageable de construire ce terminal à 800 mètres des écoles ? On nous dit que la santé du Port autonome de Bordeaux en dépend. Pendant 35 ans, alors qu'il se débattait pour se développer, le PAB a laissé tomber le Nord Médoc ! Le secteur doit-il maintenant se sacrifier pour le port alors qu'il vient de mettre en place une politique efficace de développement touristique et que Port Médoc est en plein essor ? Où passera le gazoduc ? Dans les vignes ? Comment ? »

D'autres manifestations.
Les opposants ont d'ores et déjà prévu de se retrouver lundi 13 août, à 20 h 30, salle Lothécia au Verdon, et mercredi 15 août à 15 heures ils manifesteront à Port-Médoc lors des Fêtes de la mer du Verdon. Les propriétaires de bateaux opposés au projet sont également invités à prendre contact avec Nicole Badot au 05.56.09.68.19 pour une manifestation plus spectaculaire encore sur l'estuaire.

(1)Xavier Pintat est également ingénieur au CEA, président de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, représentant des maires de France à l'Observatoire national du service public du gaz et de l'électricité.

Source : D’après « Sud-Ouest » du 11/08/2007

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