Début d’une série de billets concernant ce que nous ferons quand, précisément, nous - ou pour être précis, nos idées, je ne
parle évidemment pas que de la élcéhère - serons aux affaires. Pour le moment, ce genre de choses possède un caractère très anticipatif, je ne l’ignore pas ! Mais c’est pour répondre à ceux
qui nous accusent de "critiquer sans proposer" : ils verront donc qu’on ne se contente pas de gueuler à tort et à travers, mh ? Réformes principales, ou mesures "secondaires", j’écrirai
régulièrement sur ce sujet, pour démontrer que ce que nous voulons est, contrairement à ce que beaucoup pensent, "réaliste", en présentant des proposition applicables tout de suite, ici et
maintenant.)
Quand nous serons au pouvoir...
La distribution de l’eau sera remunicipalisée partout. La mainmise des vampires Veolia et
Suez sur la distribution et l’administration de l’eau, que ce soit dans les villes ou à la campagne, est un scandale permanent qui doit cesser le plus vite possible. Le passage au privé de la
gestion de cette ressource vitale s’est systématiquement traduit par une augmentation drastique de la facture payée par les simples usagers, et fréquemment par la dégradation accélérée de la
qualité de l’eau du robinet. Ces entreprises exigent des municipalités qu’elle les paient pour l’entretien des canalisations, voire leur renouvellement complet, et ne le font tout simplement
pas ! (L’argent ainsi volé, il n’y a pas d’autres termes, par Vivendi-Véolia lui a servi...à développer son pôle multimédia ! Lui permettant ainsi d’asseoir son empire avec l’argent des
contribuables ! Arg !).
Quant des maires pris de lucidité en viennent à se dire que, finalement, la gestion par la
municipalité, c’est quand même mieux, les requins du privé exigent un "remboursement" du manque à gagner ! Accompagné de menaces, d’intimidations et autres "méthodes" qui trouveraient toute
leur place dans certains coins de Sicile...
Encore ces élus se soucient-ils du bien de leurs concitoyens : il y’en a d’autres, tel
le goret Santini, qui ne s’embarrassent certes pas de tel scrupules, et ouvrent largement la porte aux multinationales. Serait-ce faire preuve de mauvais esprit que de penser qu’il ne le fait pas
uniquement pour la beauté du geste, et afin de conforter ses convictions libérales ?
La question du retour de la gestion de l’eau ne concerne pas que la santé et le bien-être des
personnes : elle devient une urgence politique et démocratique, car gestion du privé signifie très rapidement corruption d’élus, trafics d’influence, pots-de-vin et opacité totale des
agissements des entreprises. Cette situation où des groupes ne raisonnant qu’en terme de profits se partagent un marché lucratif sur ce qui est et doit être un bien commun, vital de surcroît, est
tout simplement inadmissible.
Donc :
La
gestion de l’eau reviendra aux municipalités partout en France ; le privé n’aura rien à y redire.
Les
insolentes exigences des Véolia et autres Suez-Environnement seront catégoriquement rejetées ;
En
revanche, elles devront rembourser intégralement toutes les sommes qui leur ont été versées si il est prouvé qu’elles n’en ont pas fait l’usage qui leur a été attribué au
départ ;
Il
leur sera demandé à ce titre l’ouverture de leurs livres de comptes pour examen par une commission indépendante. Si ces entreprises n’ont rien à se reprocher, elle n’y verront aucun inconvénient,
c’est la logique même. Si elle rechignent, voire s’y opposent, une décision de Justice les contraindra à plus de coopération ;
Si
il est prouvé, de façon évidente et manifeste, que ces entreprises ont délibérément occulté la réalité de leurs agissements, au mépris à la fois de la loi et du bien commun, les responsables seront
traduits en justice et devront répondre de leurs malversations devant elle.
Voilà. Pour un premier jet, c’est pas mal, je trouve. Et mine de rien, penser à toutes ces
jolies choses qu’on fera un jour, ça remonte le moral. La suite, prochainement.
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