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Devoir de victoire-Anti Sarko


 

Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc

Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.


 

L'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes


Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

http://www.espoir-a-gauche.fr/

TRACTS DU PS Arguments et ripostes

Mercredi 14 mars 2007

Critique du positionnement de François Bayrou

Ni de droite ni de gauche, François Bayrou ? Le candidat « antisystème », porte-parole des « petits », est en fait un représentant des notables. Ses réseaux, ses soutiens, ses alliés sont à droite.

I) Comme Sarkozy, il partage le bilan de la droite

   Comme Sarkozy « qui a changé », Bayrou tente de se faire passer pour un homme neuf, un homme qui appartient à l’avenir et auquel l’avenir appartient. Mais l’ancien ministre de Balladur et de Juppé a aussi un passé, et un bilan.

   Depuis 2002, le groupe UDF a régulièrement soutenu les gouvernements dirigés par l’UMP et son ancien lieutenant Gilles de Robien est aujourd’hui ministre de l’Education dans le gouvernement Villepin.

   François Bayrou a attaché son nom à des projets de loi emblématiques de la droite. Il a fait partie des signataires de la proposition de loi déposée le 18 novembre 2003 sur le service garanti dans les transports publics réguliers de voyageurs. Il a voté fin 2005 la prolongation de l’état d’urgence voulue par Nicolas Sarkozy. Pendant quatre ans, il a tout voté avec l’UMP, avant d’entrer en dissidence avec une fraction de son groupe suffisamment réduite pour que toutes les lois passent quand même.

   Sa posture d’opposant est récente. De toute sa carrière politique, il n’a voté qu’une seule   motion de censure contre un gouvernement de droite, celle que le Parti socialiste a déposée le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin à l’issue de la crise du CPE. Et encore: sur les trente députés que compte son groupe parlementaire, seuls dix l’ont suivi. Fort logiquement : la censure n’était même pas une consigne de groupe.

II)- Bayrou, c’est la France des notables et de l’immobilisme

   Candidats autoproclamé des « petits », François Bayrou est en fait le représentant de la   France des notables. Ses électeurs représentent une bourgeoisie protégée des évolutions du pays réel, qui ne s’intéresse que de très loin aux préoccupations des salariés.

   Son seul bilan ministériel le dit assez : après avoir tenté de remettre en cause la laïcité et amené des centaines de milliers de Français dans la rue, Bayrou a été le ministre de l’immobilisme. Pour s’assurer la docilité du monde enseignant, il a choisi de ne rien faire et a laissé se   dégrader les métiers. Aujourd’hui encore, ses propositions pour l’école et les enseignants ont presque vides. Son discours se réduit à dire « je suis des vôtres ». C’est un peu facile. Et le ministre actuel, Gilles de Robien, montre bien par ses mesures la réalité du projet UDF pour l’école : non pas s’engager vers l’avenir, mais revenir en arrière et laisser se dégrader la condition d’enseignant, alors qu’il faut regarder   en avant et non en arrière.

 

III) La stratégie de Bayrou n’est pas de créer une alternative, mais de peser au sein de la droite

   Sauf très rares exceptions, dans les régions et dans les conseils généraux, les élus UDF votent à droite et forment des majorités avec l’UMP. Regardez dans votre ville,regardez dans votre conseil général.

   Le souci de Bayrou n’est pas de créer une alternative, mais de peser au sein de la   droite. Face à Sarkozy et à Le Pen, il n’a presqu’aucune chance de passer le premier tour.Son seul intérêt est de peser le plus lourd possible dans les négociations avec l’UMP pour les législatives de 2007 et les municipales de 2008 et pour son propre avenir ministériel.

Voter Bayrou, c’est faire le jeu de cette stratégie. Bayrou vote à droite, Bayrou gouverne à droite, Bayrou s’allie à droite.

Donner sa voix à Bayrou, c’est donner sa voix à la droite !

Par JACOBS Christophe - Recommander - Voir les 0 commentaires
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Mercredi 14 mars 2007

François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité

 

I) Quelle est sa conception de la laïcité ?

François Bayrou se présente souvent comme un grand défenseur de la laïcité. Mais qu’entend-il exactement par ce terme ?

-      La laïcité républicaine, du point de vue de FB, a pour avantage de renforcer les religions : « Elle donne à l’engagement religieux une authenticité personnelle qu’il n’y avait pas avant. » (8e rendez-vous de l'Histoire à Blois, 17 octobre 2005)

-      Pour lui, elle n’est pas neutralité, mais défense et protection des religions : « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide » ; « La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003). Mais que recouvre exactement ce « etc. » ? Par exemple, faut-il « ne pas toucher » au voile pour les femmes ?

-      Sa position est donc tout sauf claire, comme le résume son attitude ambiguë à propos de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 : « Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ». En résumé, il faut changer la loi, sans la changer, tout en la changeant !

-      Alors que la laïcité revient à ce que l’Etat ni ne soutienne, ni n’attaque les religions, FB regrette que l’Etat ne prenne pas en compte explicitement les religions, et envie le communautarisme religieux anglo-saxon : « Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets [la laïcité] que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003).

François Bayrou ne défend pas la laïcité républicaine, mais une version très personnelle de celle-ci, selon laquelle l’Etat doit prendre en compte et soutenir tous les cultes : « La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe UDF le 10 février 2004, pour la loi sur le voile).

 

II) Une ambiguïté qui se traduit dans ses actes

Le ministre de la loi Falloux

Alors qu'il est ministre de l'Education nationale en 1993, FB tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l'entretien des établissements d'enseignement privé.

-      S'ensuivit une mobilisation nationale, et même l'intervention du Conseil constitutionnel, qui censure le projet de loi, en particulier parce qu'il « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994).

L’opposant à la loi sur le voile

Se protégeant derrière la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, FB ainsi que certains députés UDF ont refusé de voter la « loi sur le voile » en 2004, qui visait à défendre la laïcité à l’école en y interdisant le port de signes religieux ostensibles.

-      FB explique le 3 février 2004 : « sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ».

Le défenseur de l'enseignement catholique

-      FB déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. »

    Pour comprendre la portée de ces propos, il faut se souvenir que, en France, 97% de l'enseignement privé est catholique

FB n’hésite pas à mettre en avant ses croyances comme argument électoral :

-      « Je suis croyant, j’ai un attachement pour les religions et si j’avais été directeur d’un de ces journaux, je n’aurais pas publié (ces dessins). », déclare-t-il dans Libération le 8 février 2007, alors même qu’il prend la défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures !

 

Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

Par JACOBS Christophe - Recommander - Voir les 0 commentaires
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