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Devoir de victoire-Anti Sarko


 

Désirs D'Avenir Castelnau-Médoc

Je compte sur vous pour imaginer la gauche de demain
grâce à la qualité de nos débats.


 

L'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes


Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, "l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes", est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail.

http://www.espoir-a-gauche.fr/

Jean-Marie Le Pen - Leborgnamaniac

Lundi 26 mars 2007

Jean-Marie Le Pen se voit face à Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, car Ségolène Royal, selon lui, ne "fait pas le poids" et va vivre "son calvaire" dans les semaines qui viennent.

"Je la vois se déliter progressivement. Elle ne fait pas le poids. C’est quand même la présidence de la République. Les gens se disent qu’elle devra tenir le gouvernail s’il y avait la guerre. Elle ne tiendra pas le coup", dit-il dans une interview à France soir, à paraître lundi.

"Et puis elle a cette espèce de voix monocorde, sans charme. Il y a des femmes qui ont du charisme, de l’enthousiasme. Mais elle, elle manque de pêche !", ajoute le président du Front national.

Prié de dire si c’est le fait qu’elle soit une femme qui l’incite à penser cela, Jean-Marie Le Pen répond : "Non pas du tout. Moi, je suis très féministe. J’ai été élevé par une veuve, j’ai eu trois filles, deux femmes. Et je tiens que le plus grand homme français, c’est Jeanne d’Arc !".

Jean-Marie Le Pen note au passage que la candidate socialiste lui fait concurrence en revendiquant une certaine filiation avec Jeanne d’Arc. "Est-ce que ça ressemble pas étrangement à Le Pen ça ? Ils essaient de prendre des billes dans mon sac !", dit-il.

"Ils font tous cela. Quand Ségolène Royal clôture ses meetings par la Marseillaise plutôt que par l’Internationale, elle fait du Le Pen. En fait, ils m’empruntent une partie de mon programme", ajoute-t-il.

Pour le dirigeant frontiste, "le rapport gauche-droite est beaucoup plus engagé du côté de la droite."

"D’autre part, Ségolène Royal est prise en sandwich entre Bayrou si elle va trop à gauche, et la bande des trostko-verdo-communistes, si elle est trop au centre. Ces derniers sont six. S’ils font 2 ou 3%, ça fait entre 12 et 18 points, et pour elle c’est foutu", avance-t-il. "Je pense qu’elle va vivre son calvaire dans les semaines qui viennent."

Note personnelle

Jean-Irma(e) Le Pen le devin. Quand on lit ces déclarations, on ne peut que sourire sur ses prévisions. Il déclarait il y a quelques semaines que J. Chirac se représenterait…..on connait la suite, 2002 n’est pas 2007 il ne va pas tarder à l’apprendre à ses dépends.

Par JACOBS Christophe - Recommander - Voir les 0 commentaires
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Lundi 9 avril 2007

I) Non, Le Pen n’a pas changé !

Dans une première phase de la campagne, Le Pen a tenté de « recentrer » son image : il s’est affirmé de « centre droit » et a mis en avant sa fille Marine Le Pen, censée incarner la « modernité » du Front National.  Cette stratégie visait à gommer les outrances pour gagner de nouveaux électeurs.

Mais, inquiet de la concurrence électorale que lui livre Sarkozy sur ses thèmes, Le Pen est revenu à ses fondamentaux en multipliant de nouveau les outrances et les provocations vis à vis par exemple des homosexuels ou des immigrés.

Même s’il a essayé de se faire décerner un brevet de « respectabilité» démocratique à travers l’affaire des signatures, il reste donc clairement ce leader d’extrême droite, ultra nationaliste, populiste, négationniste et xénophobe, qui cherche à exploiter démagogiquement les peurs et les désarrois des couches populaires.

Son discours reste marqué par ses obsessions habituelles : la défense des valeurs morales traditionnelles et la stigmatisation de la « décadence » soixante-huitarde, responsable de la « décomposition intellectuelle et morale de l’école », le rejet de «l’Europe de Bruxelles », le retour au protectionnisme économique, et, bien sûr, la dénonciation de l’immigration qui reste le leitmotiv obsessionnel et central du FN.

II) La préférence nationale est une escroquerie

Dans le discours sur l’immigration et les immigrés, une légère inflexion tactique a été apportée :

La présence remarquée d’une jeune fille d’origine maghrébine sur l’affiche de campagne, le soutien de Dieudonné, la présence de personnes d’origine étrangère dans les équipes constituent des clins d’œil symboliques à destination de certaines franges de l’électorat (y compris un électorat lui-même issu de l’immigration) que le racisme de Le Pen a jusqu’ici empêché de basculer en sa faveur.

De même, le discours officiel se recentre sur la dénonciation de l’immigration clandestine (au nom même du malheureux immigré) et reconnaît au contraire comme français, et donc désormais comme objet potentiel de la « préférence nationale », les français issus de l’immigration. 

Mais, en réalité, Le Pen fait le pari que ces distinguo, destinés à élargir sa base électorale, ne lui vaudront aucune défection dans les fractions solides de son électorat qui ne font aucune distinction entre l’immigré avec une carte d’identité française et l’immigré en situation irrégulière. Du reste, lorsque le débat vient sur la question des discriminations à l’embauche subies par les jeunes français issus de l’immigration, Marine Le Pen (émission d’Arlette Chabot) fait voler en éclat cette distinction en déplorant que ceux-ci ne soient pas plus « francisés », notamment dans leurs prénoms.

 En vérité, Le Pen continue de jouer sur le fantasme d’une invasion ou d’une « colonisation à l’envers » de la France par les étrangers. Il entretient l’idée que ces derniers capteraient les emplois, les logements sociaux, et les aides sociales au détriment des « français ».

Tout ceci est évidemment faux. Même s’il faut résoudre le problème du travail clandestin et repréciser certaines règles, il n’y a pas d’immigration massive, a fortiori « d’invasion » de la France.

Les immigrés ne prennent pas les emplois des français, leur taux de chômage est deux fois plus élevés que la moyenne et ils occupent souvent des emplois dans des secteurs en pénurie de candidats. Il y a en outre une hypocrisie majeure dans le slogan de la préférence nationale : celle-ci est censée s’appliquer à tous les français. Mais en réalité, en dénonçant l’attribution aux immigrés des aides sociales, Le Pen vise essentiellement les français issus de l’immigration qu’il veut opposer aux « français de souche ». 

Le Pen veut exploiter le mécontentement des plus pauvres en leur faisant croire que les personnes issues de l’immigration sont responsables de leurs difficultés. Il transforme la question sociale en une question raciale et élude les vrais problèmes : la lutte contre le chômage et la précarité, la répartition des richesses entre le capital et le travail, le pouvoir d’achat, la redistribution sociale,... 

III) Le Pen n’est pas le candidat des « petits » et des « sans grades ».

Depuis le 21 avril 2002, Le Pen essaie de se présenter comme le candidat du monde du travail et des plus modestes. Il a repris ce refrain lors de son récent discours à Lille, avec des envolées prétendument anti capitalistes.

Mais en réalité, le programme économique et social concret du FN est profondément libéral : démantèlement de l’Etat, baisse de l’impôt sur le revenu et sur les successions,…

Au service des plus riches dans les faits, le FN ne fait aucune proposition sur des mesures réelles en faveur des plus pauvres. Au-delà de ses gesticulations nationalistes et anti européennes, Le Pen ne propose aucune solution concrète et réaliste pour résoudre les grands problèmes du pays.

Certes, les électeurs qui votent Le Pen veulent d’abord protester contre les partis de gouvernement qui n’ont pas toujours su résoudre leurs problèmes. Mais le vote Le Pen n’améliorera pas leur situation. La réponse aujourd’hui réside dans les solutions nouvelles et réalistes que Ségolène Royal, qui a écouté et pris en compte dans son programme les messages délivrés par les français, proposent de mettre en œuvre si elle est élue.

Par JACOBS Christophe - Recommander - Voir les 0 commentaires
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